Conférence de presse du Groupe parlementaire des Libéraux démocrates à l’Assemblée Nationale

Politique

Date de Publication: 04/01/2017

Le Groupe parlementaire des Libéraux démocrates à l’Assemblée Nationale a accusé le Groupe parlementaire de la majorité présidentielle, de s’opposer à l’adaptation des accords du 12 octobre 2016, sous les auspices de son président, honorable Dr Fodé Oussou Fofana, rapporte l’AGP.

Le Groupe l’a fait savoir à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a organisée, mardi, 03 janvier 2016, dans sa salle de réunion à l’Hémicycle au Palais du peuple à Conakry.

Selon le président du Groupe parlementaire les Libéraux démocrates, honorable Fodé Oussou Fofana, cette conférence de presse a pour objectif essentiel, d’informer l’opinion nationale sur la situation concernant le Code électoral.

Il a affirmé : Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a envoyé un document qui respecte l’engagement qui a été pris. Un accord politique signé devant le 1er ministre avec l’opposition, la mouvance et les partenaires au développement. Nous avons pensé que le rôle de l’Assemblée Nationale (AN) c’était d’amender ce Code électoral, l’adapter et le faire voter, mais malheureusement la mouvance a apporté une modification des dispositions du Code électoral».

Le chef de l’Etat, Pr Alpha Condé, lui-même, s’était engagé en disant que non seulement il allait respecter l’accord, mais il allait aussi demander aux institutions de respecter le contenu de l’accord, a-t-il rappelé.

Dans son intervention, honorable Mamadou Cellou Baldé, membre de la Commission des Lois a indiqué, que ce mode de scrutin, qu’il soit majoritaire ou mixte comme le propose la mouvance, vient remettre fondamentalement en cause tout l’arsenal au niveau de la décentralisation et au niveau de la gouvernance des collectivités locales.

«Quand nous prenons le scrutin au niveau des communes, ce qui est prévu pour les quartiers et districts en fonction de l’accord politique, c’est que les quartiers et districts, les présidents des conseils seront désignés au prorata des résultats des élections communales, et les conseillers installés également au prorata de ce que chaque parti ou liste de parti aurait recueilli», a expliqué honorable Baldé.

Pour lui, la modification qu’a apportée la majorité présidentielle aura aussi une répercussion au niveau de l’élection du Conseil régional qui a lieu 30 jours, selon le code en vigueur, après l’élection du conseil des communes.

«A ce niveau également il y a une répercussion dès le moment qu’on change le mode du scrutin au niveau de la commune, et que dans une région donnée, quand on prend la Haute Guinée ou la Moyenne Guinée, nous connaissons les partis majoritaires qui peuvent rafler tous les conseillers au niveau de ces régions là, et également cela va automatiquement s’appliquer au niveau des conseillers de quartiers et de districts et au niveau des conseillers régionaux, donc ça va être des régions, des communes et des quartiers avec un seul parti. Ça, ce n’est vraiment pas bien non seulement pour la démocratie, mais également pour la décentralisation.

Ce mode de scrutin prévu par la Mouvance présidentielle vient remettre en cause fondamentalement les acquis en matière de démocratie et de décentralisation», a fait savoir l’honorable Baldé.