Boké : la Mairie fermée, les mariages célébrés sans papiers légaux

Actualite

Date de Publication: 11/01/2017

Depuis la fermeture de la mairie, jeudi, 06 janvier 2017, par les conseillers communaux de la Délégation Spéciale (DS) de la Commune Urbaine (CU) de Boké, la population peine à célébrer les mariages sans les agents de l’Etat civil qui, en réalité, sont maîtres des cérémonies civiles dans les communes du pays.

Depuis jeudi donc, ils sont nombreux les citoyens qui se talonnent à la devanture du siège de la Mairie, dont les activités tournent au ralenti. Aujourd’hui, les parents dont les enfants convolent en justes noces, n’ont pas immédiatement accès aux actes de mariages et extraits de naissance, qui pourtant constituent un droit pour tous les citoyens.

Présentement, il n’y a même pas de service minimum ne serait-ce que l’enregistrement des jugements supplétifs en provenance de la Justice. Cela est un véritable calvaire pour les pères et mères de familles qui viennent pour le retrait. Pendant que de l’autre côté, c’est la promotion de l’enregistrement des naissances.

Rencontré lundi, 09 janvier, le secrétaire général (SG) de la CU de Boké, El hadj Nouhan Kaba a indiqué : «Si la clé était avec les frondeurs, on aurait pu trouver une issue à la crise. Mais la clé se trouve avec la préfecture, qui est la tutelle. Donc, le général pèse moins dans la balance. Sinon, même moi, j’ai envie de travailler maintenant sur mon budget de l’année 2017. Mais que ue faire ?...».

A l’heure, les conseillers communaux frondeurs sont allergiques à toutes négociations. En attendant, les locaux de la Mairie de Boké restent et demeurent bouclés.

Aux dernières nouvelles, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) est saisi du dossier du bras de fer entre le président de la délégation spéciale et les conseillers communaux qui se donnent en spectacle.