Organisations des élections locales: le président du CROSC pas trop tendre avec l'opposition Républicaine....

Politique

Date de Publication: 22/04/2017

L'organisation des prochaines élections locales divise toujours le pouvoir et l'opposition Républicaine. Les adversaires d'Alpha condé entendent désormais passer par les manifestations de rue pour exiger la tenue de ce scrutin. La situation préoccupe aussi le conseil régional des organisations de la société civile de Conakry. Il dit prendre acte de la décision de l'opposition Républicaine à vouloir manifester.  Le CROSC regrette tout de même le fait que Cellou Dalein Diallo et ses amis continuent de réclamer l'application du point 2 du dernier accord. Selon son président, les acteurs politiques veulent priver les citoyens de leur droit. Le CROSC l'a fait savoir ce jeudi au cours d'une interview que son président a accordé à notre rédaction. Par ailleurs, le président du CROSC accuse l'opposition d'être en partie responsable de la souffrance des guinéens. Il s'appuie sur la gestion des délégations spéciales qu'il qualifie de négative.  << La manifestation en soi est un droit consacré par nos textes de loi, personne ne peut empêcher un guinéen de manifester conformément à la loi. Mais si toute fois leur manifestation en terme de motif se posait sur le point 2 du dernier accord, je crois que cela va en déphasage contre les principes de la démocratie. Je voudrais que les guinéens choisissent de façon libre leurs dirigeants. J'aurai bien aimer aujourd'hui que l'opposition manifeste vis à vis du manque de volonté du gouvernement à organiser les élections locales dans l'intérêt des citoyens. Mais si c'est le contraire, on risque de comprendre que l'opposition et le gouvernement c'est blanc bonnet, bonnet blanc. Ils sont les mêmes, personne ne défend la loi. Pour que la confiance se rétablisse entre l'opposition et la population, il va falloir  qu'elle renonce à sa part de gâteau qui consiste à violer la loi en restant dans les délégations spéciales. C'est paradoxale que l'opposition au delà du délai constitutionnel, continue à accompagner l'Etat dans l'impunité parce que ces délégations spéciales sont basées  sur des détournements, du vol, la gabegie, sur la médiocrité et des querelles de personne. C'est déplorable on va pas croire à l'opposition dans la mesure où elle accompagne l'Etat dans la violation de la constitution.>> a réagit Abdoul Sacko
En attendant, la décision de manifester avant et pendant le mois de Ramadan souhaitée par l'opposition Républicaine n'est pas partagée par tous ses membres. Certains restent toujours opposer à l'application de ce point 2 récemment adopté par l'assemblée nationale.

La Redaction